Pendant toutes ces années, j'ai pu en voir des assemblées de pandarens, mais jamais comme celle dont je m'apprête à dédier ces nombreuses pages. Avant toute chose, je me dois quand-même de vous prévenir : les chroniques sont comme les tapisseries, les plus belles sont celles qui sont brodées, et ce récit ne fera donc pas exception.

Comme toutes les histoires, celle qui nous intéresse présentement doit aussi avoir un début. Laissez-moi donc vous introduire la Dàhuì de façon à ce qu'elle vous soit aussi familière pour vous qu'elle ne l'est pour votre serviteur. Ainsi, le récit de la création de notre assemblée semble tout trouvé pour commencer ces chroniques.



La Création de la Dàhuì telle que rapportée par son dirigeant Maotachi Lys-Blanc,
ou Introduction aux Chroniques de la Dàhuì - par le Chroniqueur Shaopeng Murmejade.



I.
Nous sommes en un temps troublé pour le peuple pandaren. La Légion Ardente, pour laquelle rien n'est sacré, a envahit Shen-zin Su, aussi connue sous le nom de l'Ile Vagabonde, sous le commandement du redoutable chef érédar Keletress. Alors que la bataille fait rage, le grand-maître des moines défit le commandant démoniaque, s'ensuit alors un terrible duel qui s'achève par la mort de Keletress. C'est à la suite de ce combat que le célèbre Chen Brune d'Orage déclame un discours qui, sans le savoir, devient le point d'origine précis de l'élément déclencheur qui va permettre à cette épopée d'exister. 

En effet, parmi l'assemblée qui se tient présente après la bataille se trouve un jeune moine connu sous le nom de Maotachi Lys-Blanc. Le pandaren, galvanisé par les paroles de Brune d'Orage, développe alors une réelle soif d'aventure qui le poussera quelques temps plus tard à quitter la carapace rassurante de Shen-zin Su pour rejoindre les dangers du reste du monde, avec un objectif ambitieux en vue : faire face à la Légion qui avait envahi sa terre natale. Maotachi s'est ainsi présenté aux moines venant du Pic de la Sérénité. Ceux-ci lui firent le récit des événements qui avaient touché la Pandarie cinq années avant le présent récit, notamment les altercations entre l'Alliance et la Horde alors dirigée par le tristement célèbre chef de guerre Garrosh Hurlenfer, ainsi que la révolte des Sombrelance. C'est à la suite de cet entretien que Maotachi décide de prendre la direction des Royaumes de l'Est pour atteindre Hurlevent, capitale bien-nommée de l'Alliance du Roi Anduin Wryn qui lui semblait, certainement à raison, plus accueillante. 


II. 
Tout juste fraîchement débarqué à Hurlevent, Maotachi s'emploie très vite à trouver le moindre compatriote qui aurait fait le même choix que lui, son objectif étant alors de rassembler le plus grand nombre de pandarens possible afin d'apporter du renfort contre la Légion en Pandarie. C'est ainsi que, jours après jours, laborieusement et à force d'efforts, de ténacité et de discipline, l'ambitieux moine parvint à rassembler de plus en plus de pandarens loyaux au camps d'Aysa Poète-des-Nuages.

C'est dans ces conditions que Maotachi fait la rencontre de deux assemblées pandarènes. La première se faisait appeler la Patte d'Acier, un groupe à la recherche de défi qui avait plus l'air d'une compagnie d'aventuriers. La seconde n'était en réalité constituée que de deux individus, dont je tairais les noms pour les besoins de cette chronique, qui affirmaient agir pour l'honneur des astres et qui étaient ainsi connus sous le nom de Poing des Astres. Peu convaincu de leur réel rapport aux astres, Maotachi décide quand même de leur parler de son audacieux projet. C'est ainsi que la Dàhuì est officiellement fondée à Hurlevent. 


"[...] mais elle (la Dàhuì) n'était pas encore aboutie, il lui manquait quelque chose." - Maotachi Lys-Blanc.


III.
Je me dois à présent d'être honnête avec vous, chers lecteurs. Les débuts de notre assemblée n'ont pas été aussi radieux qu'ils auraient pu l'être. Le premier mois passé en Pandarie s'est vu caractérisé par l'absence des deux membres du Poing des Astres, et au fil du temps, certains membres de la Patte d'Acier ont fini par se retirer. L'implication des premiers membres n'a pas non plus été au rendez-vous, et beaucoup d'entre eux ne se sentaient pas vraiment impliqués dans l'objectif de Maotachi. C'est donc dans cette période chaotique que le moine décida de nommer un commandant capable de diriger cette armée nouvellement formée, quelqu'un qui aurait l'expérience de la guerre qui lui faisait alors cruellement défaut. C'est donc à Koan Shu Bras-de-Chêne que la responsabilité de ce poste incomba, il fut ainsi nommé général et Bras Droit de Maotachi de surcroît. Le pandaren possédait l'expérience de la guerre d'il y a cinq ans, ainsi que les épaules pour soutenir un tel rôle. 

Le premier événement notable auquel participa la Dàhuì eut lieu quelques temps plus tard. En effet, le Champs Soyeux était attaqué et l'assemblée eut ainsi l'occasion de mettre à l'épreuve sa nouvelle composition. C'est à cette occasion qu'ils sauvèrent un couturier du nom d'Haotagiri Coquelicot Rouge. qui proposa ses services en gage de remerciement. Ne possédant pas de formation militaire et ayant perdu son atelier dans l'attaque, plus rien ne le retenait en Pandarie, aussi Maotachi lui proposa de jouer le rôle de représentant de la Dàhuì à Hurlevent, avec le même objectif que celui du moine quelques mois auparavant : informer les pandarens sur place des dangers qui touchaient la Pandarie. Avec le concours du couturier, l'assemblée put croître comme elle le devait.


IV.
Au fil du temps, la Pandarie connut d'autres attaques et toutes furent repoussées avec l'aide de la Dàhuì. Avec les victoires vinrent les honneurs, avec les honneurs vint le respect et la reconnaissance et grâce à ça la Dàhuì continuait à accueillir de nouveaux membres courageux, premier et dernier rempart contre la barbarie d'une Légion Ardente toujours plus puissante. Mais même le courage de cette assemblée ne fut pas de taille face aux représailles des forces démoniaques. Lorsque la Légion attaqua Fleur de l'Aurore, plus de la moitié de ses habitants périrent dans ce qui est encore l'un des événements les plus tragiques qu'ai connu notre terre. Le village avait été démoli et il n'en restait plus que des ruines fumantes.

Ne pouvant pas rester les bras croisés, la Dàhuì passa les mois suivants à rebâtir le village. C'est d'ailleurs à ce moment que votre serviteur est entré en contact avec Maotachi et sa compagnie. Ces mois de travail, de deuils, de sacrifices et de réconforts avaient néanmoins permis de souder les membres de cette encore jeune assemblée. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, comme dit le sage et cette expérience a permis de souder la Dàhuì pour en faire ce qu'elle est aujourd'hui. "C'est là que la vraie Dàhuì est née", me dit Maotachi lui-même. Chacun faisait alors véritablement face au danger que représentait la Légion, et donc la nécessité de se battre pour défendre ce qui nous est cher.


"La Dàhuì, à ce moment là, était réellement devenue synonyme des mots fraternité, famille et entraide" - Maotachi Lys-Blanc.


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C'est donc dans l'adversité que se reconnaît la vraie force et les plus grands ténèbres pourront toujours être chassés par un rayon de soleil, forgé par des sentiments purs et des gestes simples. Rien n'a jamais forcé le moindre des membres de cette assemblée à se battre, et pourtant, nous sommes à présents tous liés par un même serment tacite. Mais ces quelques mots ne sont qu'une brève introduction pour ces récits autour de la Dàhuì, en espérant que ma plume sera suffisamment talentueuse pour rendre tous les honneurs qui sont dus à une telle assemblée. 


"Notre peuple est pour nous notre famille, et notre foyer est la Pandarie. Ce sont deux trésors que nous voulons préserver." - Maotachi Lys-Blanc.


- Chroniqueur Shaopeng Murmejade.